Chaque événement important et chaque épisode significatif de notre vie est encodé dans notre cerveau à travers un dialogue concerté entre plusieurs structures corticales, incluant l’hippocampe. La connectivité hippocampique occupe une place centrale dans la carte cognitive du cerveau en jouant le rôle d’orchestre de la mémoire. Elle est composée de deux types majeurs de neurones : les cellules principales excitatrices et les neurones inhibiteurs.
Les neurones inhibiteurs établissent des connexions locales et à longue distance avec les cellules principales, mais également entre eux. Une population distincte de cellules inhibitrices exprimant le polypeptide intestinal vasoactif (VIP) existe dans l’hippocampe et innerve spécifiquement d’autres neurones inhibiteurs. Par conséquent, en contrôlant sélectivement l’ensemble du circuit hippocampique, ces cellules désinhibitrices pourraient jouer un rôle dans les fonctions cognitives exécutives importantes pour l’apprentissage et la mémoire. Ces cellules désinhibitrices sont extrêmement hétérogènes et incluent différents types de neurones aux propriétés morphologiques et moléculaires distinctes. On ignore encore combien de types cellulaires se trouvent aux différents carrefours hippocampiques et quelle peut être leur fonction.
Ce projet vise à étudier la diversité des neurones désinhibiteurs, leur modulation par le biais de projections sous-corticales et leur fonction cellulaire. Étant donné que des déséquilibres de l’inhibition des circuits sont rapportés dans de nombreux troubles, tels que l’épilepsie, la maladie d’Alzheimer, la schizophrénie et l’autisme, cette recherche pourrait ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques pour la prévention et le traitement de plusieurs pathologies dévastatrices.

